Pleins feux sur le piégeage chez les Premières Nations au Canada

Dans ce reportage télévisé de janvier 2014, Shaw TV Saskatoon explore le potentiel du piégeage pour redynamiser la culture de la Nation crie de Montreal Lake, à travers le regard de Jarret Nelson.

Jarret Nelson prépare son équipement pour une journée sur la ligne de piégeage. Il est récemment revenu s’installer dans sa communauté d’origine, Montreal Lake, afin de se consacrer à sa culture. En hiver, le piégeage est son occupation à temps plein.

« Comme dans la plupart de nos communautés, notre culture est une tradition en voie de disparition et j’essaie de la préserver et de la faire perdurer », explique Jarret.

Nelson a appris le piégeage auprès de son grand-père. Comme la plupart des trappeurs, il passe beaucoup de temps à débroussailler les sentiers. Ces terres sont exploitées par sa famille depuis des dizaines de générations.

« Sur la ligne de piégeage, que l’on attrape quelque chose ou non, on apprend toujours quelque chose ici. Le simple fait d’être ici permet d’oublier tous les soucis liés au travail de bureau. »

Le commerce de la fourrure est considéré par certains comme la plus ancienne industrie du Canada. Actuellement, les prix de la fourrure sont en hausse, bien que la baisse des prix et la perte de la culture aient poussé de nombreux trappeurs à abandonner cette pratique. Cependant, il y a deux ans, l’industrie de la mode asiatique a relancé la popularité de la fourrure. Depuis lors, le prix des peaux a considérablement augmenté. Les peaux de coyotes de haute qualité se vendent environ 80 $. Celles de martres, environ 170 $. Cela fait du piégeage un mode de vie viable pour les Premières Nations et les autres personnes qui récoltent la fourrure.

Jarret affirme : « Si nos gens commencent à se familiariser avec leurs cultures et leurs traditions, s’ils retournent sur leurs terres et s’occupent de leurs lignes de piégeage, alors oui, il est certain qu’ils pourront gagner leur vie dignement et disposer d’une source de revenu viable. Si on y met du travail et de la sueur, on va gagner de l’argent. »

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