Deborah Hinter, épouse d’un trappeur de l’Alberta
Je n’ai pas grandi dans une famille de trappeurs et je me suis lancée dans cette activité avec très peu de connaissances et beaucoup de naïveté. Je ne savais pas distinguer une martre d’un vison, et j’ai encore de la difficulté à identifier les fourrures. Ma première initiation au monde de la trappe a eu lieu lorsque j’ai rencontré celui qui allait devenir mon mari, un trappeur. Je ressens un certain sentiment d’honneur à faire partie de ceux qui préservent ce « patrimoine de la brousse » pour les générations futures. Les trappeurs de l’Alberta sont de brillants gardiens de la terre et font preuve d’un engagement à préserver ce mode de vie, qui est pratiqué depuis bien avant la naissance de cette grande nation que nous appelons le Canada. En apprenant à racler à sec le cuir brut, j’ai trouvé un rythme apaisant dans mon travail, et j’apprécie de nombreux aspects liés à la valorisation de toutes les parties des animaux capturés. Il y a une joie et une satisfaction à interagir avec notre environnement, de près et de façon intime. Les trappeurs canadiens mènent cette vie depuis de nombreuses années et continueront de le faire pendant de nombreuses années encore. – Deborah Hinter, Alberta.





