Questions à propos de l’industrie de la fourrure?

Que des faits!

Est-ce que la fourrure est un choix éthique ?

De nombreux facteurs influencent la détermination d’un choix vestimentaire spécifique comme étant éthique ou moralement acceptable.  Ils comprennent : l’impact environnemental de la production des matières premières, de la fabrication et de l’élimination ultérieure du produit ; les conditions de travail des personnes impliquées dans toutes les phases de la production ; et la distribution des bénéfices (par exemple, « le commerce équitable »).

Dans le cas de la fourrure et d’autres produits d’origine animale, il y a encore d’autres considérations.  Alors que les sondages d’opinion publique ont confirmé à plusieurs reprises qu’environ 80 % des nord-américains croient que porter de la fourrure est « une question de choix personnel », les recherches ont également démontré que, pour que l’utilisation des animaux soit considérée comme éthique ou moralement acceptable, les quatre critères suivants doivent être respectés :

  • Utilisation durable : La survie de l’espèce ne doit pas être menacée ;
  • Bien-être animal : Aucune douleur inutile ou cruauté ne doit être infligée ;
  • Utilisation importante : Les animaux ne doivent pas être tués à des fins frivoles ;
  • Gaspillage minimal : La totalité de l’animal doit si possible être utilisée.

Pour savoir comment l’industrie de la fourrure nord-américaine satisfait les quatre critères requis pour déterminer l’utilisation éthique des animaux, veuillez lire l’article de notre blogue : Why Fur Is The Ethical Clothing Choice (en anglais)

Réponse par :

Alan Herscovici
Est-ce que dans l’industrie de la fourrure les animaux sont encore vivants lorsqu’on leur enlève la fourrure?

Absolument pas. La seule ‘’preuve’’ de cette allégation si souvent répétée est une horrible vidéo sur internet. Produite par des groupes activistes européens, elle montre un villageois chinois cruellement battre et dépecer un raton laveur asiatique qui est encore bien vivant. Il y a plusieurs indices qui démontrent que cette vidéo a été montée de toutes pièces.

En dehors de la cruauté évidente, il est beaucoup moins dangereux et plus facile d'euthanasier un animal avant de lui enlever la peau.  Alors pourquoi  quelqu’un voudrait-il faire cela ?  Il est également étrange que cette vidéo --et seulement cette vidéo-- ait été montrée à maintes reprises depuis que la Protection Suisse des Animaux (PSA) l’ait sortie en 2006; s'il s'agissait d'une pratique courante, nous aurions vu bien d'autres exemples.

En fait, quand cette vidéo est apparue la première fois, l’International Fur Federation (IFF) a demandé aux auteurs le film complet non édité et des informations sur la date et le lieu où l'incident s'est produit afin de mener une enquête complète.  Ces demandes sont demeurées sans réponse, une réaction étrange de la part de groupes prétendant se soucier du bien-être des animaux. À moins, bien sûr, qu’une personne ait été payée pour faire ces actes horribles devant la caméra et que l'objectif réel de cette vidéo était plutôt de mousser les campagnes des droits des animaux... et les collectes de fonds ? 

***

Condensed from: 5 Reasons Why It Is Ridiculous to Claim Animals Are Skinned Alive, TAF - The Blog, Jan. 20, 2016.

1. It would be completely inhumane

Contrary to what activists would have us believe, most farmers take great pride in what they do; they take good care of their animals and treat them with respect. After all, their livelihoods depend on these animals, and the only way to produce the high quality of mink and fox for which North America is known is by providing them with excellent nutrition and care. When you work hard to care for animals – seven days a week, 52 weeks a year – you certainly don’t want to see them suffer.

It is therefore completely ignorant (and insulting) to claim that farmers would treat their animals with cruelty. They certainly would never skin an animal alive!

2. It would be dangerous for the operator

If respect for the animals and normal compassion were not enough to ensure that animals are not skinned alive, the farmer’s self-interest would be. A live and conscious animal will move, putting the farmer at risk of being bitten or scratched or cut with his own knife – creating a real risk of infection or disease transmission.

Why would anyone expose themselves to such risks by skinning a live animal? The answer, of course, is that they don’t!

3. It would take longer and be less efficient

We’ve already explained the dangers of skinning a live animal – only common sense when you think about it – but let’s also take a moment to consider how difficult it would be.

Farming is a business and, like in most businesses, it is important to be efficient. Clearly it must be faster to skin an animal after it’s been euthanized. It is also important to understand that the skinning of a mink or other fur animal must be done very carefully, to avoid nicks and other damage that would lower the value of the fur.

So, again, why would anyone skin a live animal? Quite apart from the cruelty, it would make no business sense whatsoever.

4. It would spoil the fur

While activists like to accuse farmers of being greedy (“killing animals for profit!”), they don’t seem to understand that skinning animals alive would work against the farmer’s financial interest.

Today’s international markets are very competitive. The amount you earn for your fur is determined by a number of factors including pelt size, fur quality, colour … and damage. But the heart of a live animal would be beating and pumping blood; attempting to skin a live animal would therefore unnecessarily stain the fur.

Furthermore, after euthanasia, fur animals should be cooled thoroughly before pelting. Otherwise the fur can be damaged and the hair is prone to shed after tanning.

Yet another reason why animals are not skinned alive.

5. It’s illegal

In North America, Europe, and most other regions it is illegal to cause unnecessary suffering to an animal. Skinning an animal alive is therefore not only inhumane and immoral – it’s clearly illegal. Yet another reason why animals are not skinned alive.

Réponse par :

Director, North American Fur Industry Council
Est-ce que les produits chimiques employés dans le tannage et l’apprêtage des fourrures sont-ils nocifs pour l’environnement?

 

La production et la teinture de n'importe quelle matière vestimentaire doivent être strictement réglementées pour protéger le consommateur et l'environnement.  Le tannage de la fourrure et les apprêts visent toutefois à préserver les poils et les follicules de la fourrure plutôt qu’à les détacher de la peau, comme c’est le cas dans le tannage du cuir.  Les principaux produits employés sont les sels d'alun, incluant le sulfate d'aluminium. Ce sont des produits chimiques tout à fait bénins, car ils doivent l’être afin de protéger la fourrure.  Les sels d’alun ont été utilisés depuis des siècles pour la purification de l'eau, pour réduire le pH du terreau à jardin et pour des usages médicinaux. Le sulfate d'aluminium est l'ingrédient actif contenu dans bien de produits anti-transpirant ;  il est utilisé dans les crayons styptiques pour arrêter le saignement lors du rasage et pour soulager les douleurs de piqûres d'insectes. On utilise aussi le sel de table ordinaire (CCNI), de la lanoline et d'autres ingrédients naturels.

Réponse par :

Luigi Cappuccio
Est-ce que le piégeage peut menacer des espèces?

C'est pratiquement impossible ; les saisons de piégeage sont strictement encadrées par le gouvernement et par d'autres règlements mis en place aujourd'hui. En tant que trappeurs, notre objectif est de maintenir les populations fauniques stables et saines.  Nous ne voulons pas épuiser nos ressources – nous n’aurions plus de travail alors! La véritable menace pour la faune aujourd'hui n'est pas la chasse ou le piégeage, c'est la destruction des zones sauvages par l'activité industrielle. Les trappeurs sont ceux qui surveillent ce qui se passe réellement sur le terrain ; ce sont eux qui activent la sonnette d'alarme et collaborent avec les entreprises d'exploitation forestière et le gouvernement pour protéger les habitats naturels.

Réponse par :

RYAN & MINETTE KOLE, trappeurs certifiés (colombie britannique, Canada)
Quels sont les types de fourrures utilisés dans l’industrie?

 

Les espèces d’élevage telles que le vison (Neovison vison), le renard (Vulpes vulpes et Alopex lagopus), et le chinchilla (Chinchilla lanigera). Ailleurs, le raton laveur finnois (Finn raccoon ou Asiatic raccoon), le lapin Rex, le mouton karakul et autres animaux à fourrure sont également élevés dans des fermes. Aujourd'hui, plus de 80 % des peaux utilisées dans le commerce mondial de la fourrure proviennent des espèces d'élevage. Environ la moitié des peaux produites en Amérique du Nord aujourd'hui sont prélevée dans la nature (piégeage). L’Amérique du Nord est d’ailleurs le plus grand producteur de fourrures sauvages de haute qualité au monde, dont le rat musqué, le castor, le raton laveur, la martre, le renard, le coyote, le lynx roux et le lynx.  Des petites quantités de fourrures sauvages proviennent aussi de la Russie (zibeline), d’Europe (renard), et d'Amérique du Sud (renard, ragondin, chinchilla), et d'autres régions. Mondialement, la fourrure d’animaux sauvages représente aujourd’hui environ 15 à 20 % de toutes les fourrures utilisées dans l’industrie.

Réponse par :

Alan Herscovici
Que fait-on avec les déchets de la ferme?

Voir la vidéo (en anglais) 

Réponse par :

Dan Mullen
Est-ce que les animaux sont élevés uniquement pour leur fourrure

Voir la vidéo (en anglais)

Réponse par :

Dan Mullen, Président de la Nova Scotia Mink Breeders Association
Comment travaille-t-on réellement dans une ferme d’élevage de vison

Réponse par :

Kirk Rankin, Président de la CMBA (Canadian Mink Breeders Association)
Comment sont piégés les animaux sauvages en nature?

Live holding traps
Live holding traps

Deux principaux types de systèmes de piégeage sont utilisés en Amérique du Nord : le piège de mise-à-mort rapide et le piège de rétention (capture vivante).

Systèmes de mise à mort rapide : d'un point de vue humanitaire, il est généralement préférable pour l’animal d’être tué au moment de la capture car les animaux sauvages n’aiment pas être retenus, même si c’est fait doucement. Les dispositifs de mise-à-mort rapide les plus courants fonctionnent comme de grandes souricières. Une fois déclenchées par l’animal, des barres de force frappent celui-ci dans une zone vitale avec une grande vitesse et puissance mécanique, ce qui entraîne une mort dans un délai calculé en secondes.

Restraining Traps

Systèmes à rétention : Les pièges à rétention de prises vivantes sont nécessaires pour capturer les plus gros prédateurs puisque ces animaux (p.ex., loups, coyotes, lynx et lynx roux) sont trop méfiants et forts pour être pris dans les pièges de mise-à-mort rapide. Les pièges à rétention modernes sont conçus pour tenir l'animal avec peu ou pas de blessures jusqu'à ce que le trappeur arrive pour l’euthanasier.  En fait, ces pièges sont régulièrement utilisés par les biologistes de la faune pour capturer et libérer sains et saufs les prédateurs après leur avoir mis un collier émetteur ou dans le cadre d’opérations de relocalisation d’animaux sauvages.

Live holding traps

Plus de 58 millions de dollars US ont été investis au cours des 20 dernières années (par les états et provinces, le gouvernement fédéral et par l’International Fur Trade Federation)  pour développer et tester des systèmes innovateurs de piégeage humanitaire.  Cette recherche, coordonnée principalement par l’Institut de la Fourrure du Canada et l’Association of Fish and Wildlife Agencies (AFWA), a guidé l’adoption, par les états et les provinces, de réglementations modernes sur le piégeage et des cours de formation pour les trappeurs. Elle a également fourni les bases scientifiques de l’Accord sur les normes internationales de piégeage sans cruauté (AIHTS), qui a été signé en 1997 par l'Union européenne et les principaux pays producteurs  de fourrures sauvage (c.-à-d., la Russie et le Canada; les États-Unis ont signé un accord similaire.)

Réponse par :

Est-ce que les pièges à patte (de rétention) sont encore utilisés en Amérique du Nord?

L’utilisation de pièges traditionnels à mâchoires en dents de scie d’acier n'est plus légale en Amérique du Nord depuis près d’une cinquantaine d’années;  le seul endroit où vous les verrez aujourd'hui c’est dans les musées – ou dans les publications des activistes animaliers!

Les ”pièges à patte” (ou de rétention)  modernes sont très différents des pièges d’autrefois.  Les barres de rétention sur les pièges ”soft-catch”  sont enduites d’un coussinet caoutchouté et, sur certains modèles, elles sont remplacées par un simple câble de retenue (lacet).  Les systèmes qui retiennent le piège sont munis de ressorts amortisseurs et de viroles afin d'éliminer tout risque de blessure. Au Canada, leur utilisation est très limitée dans le piégeage commercial (seulement 2% des captures totales).  Ils servent régulièrement à la capture d'animaux (tels loup, coyote, renard, ours noir, lynx) dans le cadre de recherches scientifiques où, par exemple, les animaux sont relâchés après la pose de colliers émetteurs. Cela démontre à quel point ces pièges ne causent pas de blessures.

Réponse par :

Biologiste, de l’Association of Fish and Wildlife Agencies (Missouri, USA)
Pourquoi les pièges à patte sont-ils nécessaires?

Bien que les pièges de mise-à-mort rapide soient généralement préférables du point de vue humanitaire (parce qu'aucun animal sauvage n’aime être immobilisé), les pièges à rétention de prises vivantes sont toujours nécessaires pour capturer les plus gros prédateurs (qui sont trop forts et méfiants pour les pièges de mise-à-mort rapide), ou lorsque les autorités de conservation ont besoin d’installer des colliers émetteurs sur les animaux ou de les délocaliser. Le fait que les biologistes de la faune utilisent les pièges de rétention modernes pour capturer et libérer sains et saufs les coyotes, loups, lynx et autres animaux, est la preuve évidente que ces pièges ne sont pas les engins diaboliques que les activistes voudraient nous faire croire.

Réponse par :

Alan Herscovici, Directeur du conseil nord-américain de l’industrie de la fourrure
Comment les animaux piégés sont-ils tués?

La plupart des animaux sauvages à fourrure capturés pour leur fourrure –plus de 90 pour cent de la production au Canada– sont aujourd’hui prélevée au moyen de pièges à mise-à-mort rapide. Seule une petite portion (15%) des loups, coyotes, lynx et renards, sont  capturés avec des pièges de rétention (capture vivante)  et ce de façon très marginale et dans des conditions bien précises. Au Canada, ce sont les seules des 22 espèces d’animaux à fourrure pour lesquelles l’utilisation de ces pièges est encore légale. Une fois capturés dans ces pièges qui sont visités dans le délai le plus court possible, ces gros prédateurs sont euthanasiés avec un projectile d’arme à feu de petit calibre tiré au cerveau; c'est la seule méthode recommandée dans les manuels de formation des trappeurs partout en Amérique du Nord et par les associations vétérinaires.  Dans certaines régions, les trappeurs agréés peuvent détenir un permis de port d’armes de poing de petit calibre à cette fin car il n'est pas toujours pratique de transporter une carabine, en plus tous les autres équipements, lorsqu’on se promène en raquettes à neige à travers la forêt.  

Réponse par :

RYAN & MINETTE KOLE, trappeurs certifiés (colombie Britannique, Canada)
Comment sont tués les renards d’élevage?

Voir la vidéo (en anglais)

Réponse par :

Dr. Dave MacHattie, Vétérinaire canadien
Comment savoir que seuls les animaux ciblés seront capturés?

Les trappeurs modernes ont une série de techniques pour s'assurer que seuls les animaux à fourrure qu'ils ciblent seront pris dans leurs pièges.  Par exemple, les pièges de la martre sont placés sur des branches d'arbre dans des boîtes spéciales pour les mettre à l’écart des chiens et même des oiseaux. L'emplacement, le moment et la façon dont les pièges doivent être installés, les leurres et les appâts à utiliser, sont des notions enseignées dans les cours de formation des trappeurs pour s'assurer que seules les espèces ciblées soient prises.

Réponse par :

Que fait-on avec le reste de l'animal piégé après que la fourrure ait été prise?

Pour les autochtones et trappeurs vivant loin des centres urbains, le castor et autres animaux sauvages à fourrure fournissent de la nourriture ainsi que de la fourrure et du revenu. Tout ce qui n'est pas mangé par les trappeurs et leur famille est retourné à la forêt pour nourrir d'autres animaux sauvages pendant l'hiver. 

Réponse par :

Serge Larivière, biologiste, Office de la sécurité du revenu des chasseurs et piégeurs cris (Québec, Canada)
Pourquoi avons-nous encore besoin du piégeage? Est-ce que Mère Nature ne peut-t-elle pas se rétablir toute seule?

Je peux comprendre pourquoi certaines personnes peuvent penser cela, surtout si elles ne sont pas au courant de la façon dont l’homme a empiété sur la nature à travers ce pays et l’a profondément transformée.  Nous n’avons plus un environnement ’’naturel’’ et nous ne pouvons plus esquiver notre responsabilité de redonner un peu d’équilibre à un système qui a été radicalement bouleversé.  Les biologistes parlent souvent de la ’’capacité de support’’ d'un habitat naturel.  Mais aujourd'hui, il faut aussi penser à la ’’capacité de support sociétal’’, en d'autres termes, le nombre d'animaux et les sortes d'animaux que l’homme est prêt à tolérer à proximité? Les coyotes et les renards sont en train d’happer des chiens et des chats de l’arrière-cour de maisons dans beaucoup de villes et de villages. Les orignaux et les cerfs entrent en collision avec les voitures provoquant des blessures graves. Les castors inondent des forêts et des routes, des champs et des propriétés ; les ratons laveurs et autres espèces sont porteurs de maladies dangereuses et de parasites, y compris la rage et les ascaris intestinaux.  Nous coexistons à proximité d’animaux sauvages dans une grande partie de notre pays et nous devons y maintenir un quelconque équilibre.  Dans ce contexte, le piégeage est un outil de conservation essentiel qui nous aide à maintenir des populations fauniques stables et saines, d'une manière responsable.  

Réponse par :

Bryant White, Biologiste, de l'Association of Fish and Wildlife Agencies(Missouri, USA)
Est-ce que la fourrure demeure toujours biodégradable même lorsqu’elle est “apprêtée” pour la rendre durable?

 

La vraie fourrure est une matière naturelle. Le processus de "tannage" contribue à préserver les peaux pendant un certain temps mais éventuellement, après plusieurs années d'utilisation, le cuir séchera et commencera à se détériorer (i.e., la biodégradation).  On peut même retourner les vieux vêtements de fourrure à la nature en les compostant pour faire du terreau de jardin!

 

Réponse par :

Luigi Cappuccio, Apprêteur de fourrures
Est-ce que les animaux à fourrure sont piégés uniquement pour leur fourrure?

Le piégeage serait important même si personne ne voulait de la fourrure.  Aux États Unis le piégeage réglementé est maintenant un élément essentiel de la gestion responsable des ressources fauniques. Beaucoup de gens ne savent pas que les pièges modernes sont aussi employés pour capturer les animaux, sans les blesser, afin de leur installer des colliers émetteurs ou étiquettes d’identification à des fins de recherche ou pour réintroduire des espèces (p.ex., loups et loutres de rivière) dans des régions où ils ont été précédemment éliminés.  Le piégeage est également essentiel pour protéger une trentaine d'espèces de plantes et d'animaux en voie de disparition. La grue blanche, par exemple, aurait eu certainement disparu aux États-Unis en dedans de deux ans si l'on n'avait pas piégé intensivement des prédateurs, tels les coyotes et les renards, dans leurs aires de nidification.

Les tortues de mer sont également protégées par le piégeage de ratons laveurs et des renards qui recherchent et déterrent leurs œufs.  Les loups doivent être gérés pour protéger le bétail alors que les castors peuvent causer des millions de dollars de dommages aux habitats forestiers, à l'approvisionnement en eau, aux terres agricoles, routes et autres propriétés par les inondations.  Dans les villes, les mouffettes et les ratons laveurs transportent de maladies mortelles (la rage) et de parasites dangereux, tels que les (nématodes) ascaris intestinaux. 

Réponse par :

Bryant White, Biologiste, de l’Association of Fish and Wildlife Agencies (Missouri, USA)
Comment détermine-t-on le prix des fourrures?

 

Le prix des fourrures est déterminé de la manière traditionnelle, selon l'offre et la demande.  Les trappeurs et éleveurs d’animaux à fourrure envoient leurs peaux à l'une des trois enchères de fourrures en Amérique du Nord où les experts ’’classeurs’’ les trient en ’’lots’’ selon le type de fourrure et  la taille, couleur et qualité de chaque peau.  Il y a aussi des enchères importantes en Europe, le plus grand producteur de fourrures d'élevage (vison et renard) au monde.  Les négociants de fourrures, les designers et les fabricants du monde entier se rassemblent lors de ces ventes qui ont lieu plusieurs fois chaque saison.  Après une période d'inspection, chaque  ’’lot’’ de fourrure est présenté par le commissaire-priseur dans une pièce où 300 à 400 acheteurs internationaux se concurrencent pour s’assurer d’obtenir les fourrures dont ils ont besoin pour l'année à venir.

Réponse par :

Howard Trager, Négociant en fourrures
Est-ce que les éleveurs et les trappeurs obtiennent un prix honnête pour leurs produits ?

 

 

Oui. Toutes les principales enchères en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde, sont maintenant détenues par les producteurs eux-mêmes.  Les éleveurs et les trappeurs reçoivent la pleine valeur de leurs peaux avec seulement une petite commission qui est déduite pour couvrir les coûts d’opérations des enchères et supporter les programmes de développement de marchés.

Réponse par :

Howard Trager, Négociant en fourrures (Montréal, Canada)
Combien de temps cela prend pour fabriquer un manteau de fourrure

Cela peut prendre de 40 à 100 heures de travail artisanal méticuleux pour créer un manteau de fourrure. Chaque vêtement est fait à la main en utilisant des techniques artisanales, transmises de génération en génération par le biais de traditions ancestrales. Chaque manteau est individuellement coupé et cousu  – et dans mon cas, tricoté ou tissé–  donc chaque pièce est unique, une véritable œuvre d'art.

Réponse par :

Paula Lishman, designer et fabricant de fourrure (Ontario, Canada)
Est-ce que la fourrure demeure chaude même si aujourd’hui elle est souvent “rasée” pour la rendre plus légère?

 

Oui. La chaleur d'une fourrure provient surtout du duvet dense qui se trouve sous les poils, tout près de la peau.  Une grande partie de cet isolant est conservé même quand les poils de garde (plus longs) sont épilés ou rasés pour alléger le poids des peaux et donner plus de souplesse aux manteaux de fourrure modernes.

Réponse par :

Alan Herscovici, Directeur du Conseil nord-américain de l’industrie de la fourrure
Est-ce que les créateurs de mode utilisent encore de la fourrure dans leurs nouvelles collections?

 

Plus que jamais auparavant! Dans les plus récents défilés à New York, Paris, Londres et Milan, nous avons constaté que près de 500 designers, parmi les meilleurs et les plus connus au monde, avaient intégré la fourrure dans leurs collections.  Pour voir quelques-unes de ces nouvelles collections, veuillez visiter : Fur Insider

Réponse par :

Keith Kaplan, Directeur mode, Fur Information Council of America (FICA)
Pourquoi les créateurs de mode n’utilisent pas de la fourrure synthétique au lieu de la fourrure naturelle?

 

Certains le font, bien sûr, mais la plupart des meilleurs créateurs utilisent de la vraie fourrure. Comme on dit, la copie est le compliment le plus sincère!  Les créateurs se sont rués sur la fourrure à cause de son extraordinaire douceur et texture riche et luxueuse.  Aucun produit synthétique ne peut même se rapprocher de cela.   Dans un monde où la conscience sociale est très valorisée,  les créateurs ne manquent pas de bien se renseigner sur ce qui est important pour les consommateurs.  Aujourd'hui, ils savent que la vraie fourrure est une ressource naturelle renouvelable, produite de manière responsable et durable. En revanche, la plupart des fausses fourrures sont faites à partir de pétrole, une ressource non renouvelable.  Jusqu'à un gallon de pétrole est utilisé pour produire trois vestes de fourrure synthétique. La production de fibres synthétiques implique également des réactions chimiques à haute température, produisant des substances potentiellement nocives.   Cependant, certains créateurs proposent de la fausse fourrure afin de donner un choix à leurs clients en termes de prix, puisque la fausse fourrure est généralement moins chère, et aussi à ceux qui aiment le look de la fourrure mais préfèrent de ne pas en porter. Nous soutenons ce libre choix.  

Réponse par :

Keith Kaplan, Directeur mode, Fur Information Council of America (FICA)
Où est-ce que je peux acheter un manteau de fourrure?

L’endroit idéal pour commencer la recherche est à la boutique spécialisée ou salon de fourrures de votre localité. N'hésitez pas à bien regarder le choix qu’on y propose et à poser des questions. Votre fourreur est l’expert qui peut le mieux vous présenter la grande variété de styles, types de fourrures et techniques qui sont disponibles aujourd’hui. 

 

Réponse par :

Paul Twigg, Président du Conseil canadien des détaillants de fourrures
Je peux m’attendre à ce que mon manteau de fourrure ait quelle durée de vie?

 

Cela dépend du type de fourrure. Il n'est pas rare de voir des manteaux de vison bien faits qui sont encore en bon état après 20 ou 25 ans d'utilisation. Le castor et le mouton (karakul) de Perse ainsi que le raton laveur et le coyote sont  des fourrures très durables. Le chinchilla, la plus douce de toutes les fourrures, est par contre plus fragile. La durée d’utilisation que vous pourrez obtenir de votre fourrure sera augmentée par les soins que vous lui donnerez  (p.ex., l’entreposage professionnel) et par le remodelage.

 

Réponse par :

Marcie Rea, Paul Twigg, président du Conseil canadien des détaillants de fourrures
Qu’est-ce que je peux faire avec mon vieux manteau de fourrure (ou un manteau reçu en héritage)?

Ne vous inquiétez pas si votre manteau a l’air démodé. Un des avantages remarquables de la fourrure est qu'elle peut être remodelée selon les tendances de la mode. On peut aujourd’hui donner facilement une nouvelle vie aux anciennes fourrures en les transformant complètement: le manteau est démonté et recoupé, la fourrure est rasée et teinte et un tout nouveau look est créé. Les fourrures plus anciennes peuvent être recyclées en gilets, chapeaux, cousins, sacs à dos et toute une gamme de nouveaux produits, beaux et pratiques.

 

 

 

Réponse par :

Truth About Fur

À quoi dois-je faire attention en achetant un manteau d’occasion?

Il y a quelques éléments clés qu’il est important de garder à l'esprit lorsque vous recherchez des fourrures vintage. Tout d'abord, examinez le vêtement attentivement. Assurez-vous qu’il n’y a pas de déchirures, que le poil ne se détache pas facilement et que la fourrure n’a pas jauni. Cela peut signifier que la fourrure a commencé à s'oxyder, quelque chose qui n’est pas désirable. Deuxièmement, le cuir doit être souple et  le poil doux au toucher.  Si le cuir est friable et craquant, ou si le revers des peaux n'a plus d'élasticité, la fourrure est presque à la fin de sa vie et vous devriez l’éviter. 

 

 

Réponse par :

Alan Herscovici
Comment dois-je protéger mes fourrures hors saison?

 

La meilleure chose à faire pour vous assurer  que votre fourrure durera pendant de nombreuses années est de la faire nettoyer professionnellement et de l’entreposer hors saison chez le détaillant de fourrures de votre localité. Il dispose d’une pièce réfrigérée, avec la température et l’humidité spécialement contrôlées pour préserver la fourrure.

 

Réponse par :

Alan Herscovici

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