L'élevage de la fourrure est humanitaire

Les animaux à fourrure reçoivent des soins de grande qualité

L’Amérique du Nord est reconnue à travers le monde pour sa production de fourrures d’élevage de grande qualité. Pour garantir un produit de qualité, les éleveurs doivent fournir une excellente nutrition et les meilleurs soins possibles à leurs animaux à fourrure.

Les codes de pratique et des soins à donner aux visons et renards d’élevage sont basés sur de nombreuses années de recherches scientifiques. 

Des codes nationaux de pratiques et les lignes directrices en ce qui concerne l’élevage d’animaux à fourrure ont été établis par des scientifiques spécialisés, vétérinaires, éleveurs et autorités concernées par le bien-être des animaux dans le but d’assurer une excellente qualité de soins aux animaux à fourrure d’élevage.

 Au Canada: 

Aux États-Unis: 

Pour d’autres informations sur les règlements de l’industrie   et la certification de soins  humanitaires aux États-Unis, visitez Fur Commission USA.


La liberté d’exprimer des comportements naturels

 Les animaux à fourrure élevés dans des enclos ont une grande liberté d’exprimer leurs comportements naturels.  Par exemple :

  •  Les visons sauvages parcourent souvent de longues distances dans la nature, mais ils le font parce qu’ils sont en quête de nourriture ; une fois qu’ils ont mangé, ils passent la plupart de leur temps (de 70à 80 %) dans des petites tanières souterraines où ils se sentent en sécurité. Les visons d’élevage passent un pourcentage similaire de leur temps dans des boîtes qui leur servent de nid, allant dans le reste de leur enclos pour  manger, boire, s’exercer et jouer avec des balles et autres objets (« améliorations aux enclos ») qui leur sont mis à disposition.
  • Contrairement à beaucoup d’animaux que nous mangeons, le vison d’élevage s’accouple encore naturellement ; les femelles sont amenées dans l’enclos des mâles au moment de la reproduction.
  • Le vison d’élevage allaite et élève les petits dans son propre enclos jusqu’à ce qu’ils soient sevrés.  

À la différence de leurs cousins sauvages, le vison, le chinchilla, et le renard d’élevage profitent d’un accès constant à des aliments nutritifs, à de l’eau propre et de la protection contre les prédateurs, sont à l’abri des phénomènes météorologiques extrêmes et reçoivent des soins vétérinaires au besoin.


Le vison et le renard s’adaptent bien à la vie sur la ferme

Le vison est généralement solitaire lorsqu’il vie dans la nature.  Pour cette raison, le vison d’élevage est logé dans des enclos individuels après le sevrage, ou parfois deux par enclos (souvent frère et sœur).  Chaque enclos comprend également un nid douillet et clos dans une boîte, imitant les cavernes souterraines où le vison sauvage passe typiquement la majeure partie de son temps quand il n’est pas en train de chasser pour se nourrir. 

Au début de l’élevage d’animaux à fourrure, les visons et les renards étaient  élevés dans des enclos « naturels », souterrains, mais cela les exposait aux parasites et autres maladies.  Aujourd'hui, des  enclos grillagés et surélevés  permettent aux excréments de tomber au sol, gardant le vison propre tout en le protégeant contre les parasites et autres maladies.  Les granges et leur périmètre clôturé aident aussi à prévenir l’introduction de maladies pouvant être transmises par les animaux sauvages.

Les renards et les visons d’élevage sont tous les deux beaucoup moins agressif que leurs cousins sauvages.   Dans une expérience célèbre, le généticien russe Dmitry Konstantinovich Belyaev a démontré que les renards dociles montrant peu de peur et même de l’affection pour leurs maîtres humains pouvaient être élevés en enclos en aussi peu que dix générations.  [Trut, Lyudmila N. (1999). "Early canid domestication: The farm-fox experiment" (PDF). American Scientist 87: 160–169. doi:10.1511/1999.20.813.]


Biosecurité

Afin de protéger les animaux contre les maladies et infections qui pourraient être introduites dans la grange par des animaux sauvages – ou en provenance d’autres fermes – la plupart des fermes de vison et de renard en Amérique du Nord appliquent de protocoles stricts de biosécurité.  Les pneus de véhicules (p. ex., les camions livrant la nourriture pour animaux) sont désinfectés lorsqu’ils traversent un bain antiseptique avant d’entrer dans la cour de la ferme.  Les visiteurs doivent enfiler des combinaisons jetables et des couvre-bottes.  Tout comme dans d’autres types d’élevages agricoles, des mesures de biosécurité, comme celles-ci, sont importantes afin de s’assurer que les renards et les visons d’élevage demeurent en bonne santé.


L’euthanasie : les visons et renards d’élevage sont tués humainement

Le mot « euthanasie » provient des mots grecs  « eu », ce qui signifie « bon » ou « bien » et  « thanatos », mort.   Alors que la plupart des animaux d’élevage doivent éventuellement être tués, c’est notre responsabilité de veiller à ce que cela se fasse avec humanité, avec le moins de stress possible pour les animaux.  Du point de vue du bien-être des animaux, il est important que les animaux à fourrure soient euthanasiés dans leurs grange, par les gens qui les nourrissent et en prennent soin quotidiennement.  Les  animaux que nous mangeons, par contre, doivent être chargés dans des camions et transportés vers des abattoirs lointains pour assurer l’hygiène et la santé humaine.  Le chargement, déchargement et transport dans des espaces exigus, avec nombreux autres animaux, est généralement beaucoup plus stressant pour les animaux que l’opération d’abattage proprement dite.

L’euthanasie des visons d’élevage

Les visons d’élevage sont généralement euthanasiés au gaz de monoxyde de carbone embouteillé.  À la fin de l’automne, quand la fourrure est à son plus beau, une unité mobile est apportée dans la grange et roulée d’enclos en enclos, minimisant pour l’animal le stress de la manipulation. Le vison est placé dans un conteneur étanche, rempli de gaz, où ils sont rendus inconscients et meurent rapidement et humainement.

L’euthanasie des renards d’élevage

Les renards d’élevage sont euthanasiés généralement à l’aide d’un appareil spécialement conçu qui produit un courant électrique pour étourdir et tuer les animaux rapidement.  Il s’agit de la même méthode qui est utilisée pour étourdir les porcs et les poulets dans les abattoirs.