Faits à propos de la fourrure d'élevage

L'élevage de fourrure en bref

Environ la moitié des peaux utilisées dans le commerce nord américain proviennent d’animaux élevés dans de fermes familiales de petite taille.  

À l’échelle mondiale, ce chiffre s’approche de 85 %.  On élève principalement le vison  et le renard, mais aussi le chinchilla, le raton laveur asiatique, la zibeline, le lapin Rex, le mouton karakul et bien d’autres espèces.

En Amérique du Nord, le vison est l’animal plus couramment élevé pour sa fourrure tandis que de plus petites quantités de renards et chinchilla sont aussi produites dans des fermes familiales de petite taille.  


L’élevage de fourrure est une importante source d'emploi et de revenus aux communautés rurales...

... à un moment où bien de secteurs agricoles deviennent problématiques pour les fermes familiales de petite taille. La fourrure d’élevage présente aussi l’avantage de ne pas exiger une grande superficie de terrain, un sol fertile ou des températures clémentes. Le vison et le renard peuvent être élevés dans des régions qui sont clairement inadaptées à toute sorte de culture agricole.  

truth about fur farms in north america, canada, united states

L’élevage d’animaux à fourrure joue un rôle important en complétant le cycle des nutriments agricoles.

Les visons et renards d’élevage sont nourris des restes de notre propre production alimentaire, les parties de volaille, porc et poisson que nous ne mangeons pas. Le fumier, la litière (copeaux de bois et paille souillés) et les carcasses sont compostés pour produire des engrais organiques pour reconstituer le sol. Rien ne se perd


Le chinchilla, le renard et le vison d’élevage sont des animaux domestiques. 

Bien que leurs ancêtres aient été initialement prélevés dans la nature, ces animaux ont été sélectivement croisés et élevés dans des exploitations agricoles depuis plus de 100 générations – l’équivalent de 2 000 années humaines. Les visons d’élevage, par exemple, sont plus de deux fois plus grand et beaucoup moins agressif  que leurs cousins sauvages ; ils ont également subi des croisements sélectifs pour obtenir une large gamme de couleurs de fourrures.

« D’un point de vue scientifique, les animaux à fourrure qui ont résulté de l’élevage ont acquis des caractéristiques biologiques qui les rendent différents des espèces  sauvages dont ils sont issus. Par conséquent, les animaux d’élevage à fourrure devraient être considérés comme de nouvelles races domestiques. »  [Réf : Dr Knud Heller, Institute of Population Biology, Université de Copenhague – juin 1993.]